Je ne sais pas toujours…et c’est peut être une bonne chose…(???)
Plus j’avance dans ce métier, moins j’ai envie d’avoir des réponses toutes faites. Et, plus j’avance, plus je me pose de questions.
Lorsque j’ai commencé, j’avais sans doute davantage envie de transmettre. De partager ce que j’avais appris, ce que j’avais expérimenté, ce qui me semblait juste ou pertinent. J’avais parfois besoin de trouver la bonne réponse.
Aujourd’hui, je me rends compte que les situations rencontrées, les personnes croisées et les années de terrain m’ont progressivement amenée ailleurs.
Je m’intéresse davantage aux questions qu’aux réponses. À ce qui se joue derrière une situation. À la personne qui est là, avec son histoire, ses représentations, ses ressources, ses fragilités. À la posture de l’adulte. Au contexte dans lequel les choses se passent. À ce que l’on observe réellement, avant de chercher à l’expliquer.
J’ai appris qu’une conviction n’est pas nécessairement une réponse à appliquer.
Elle peut aussi devenir un point de départ pour réfléchir.
Alors, dans mes formations et mes accompagnements, je cherche aujourd’hui moins à apporter la réponse qu’à créer les conditions pour que chacun puisse observer, questionner, mettre en lien, confronter ses points de vue et construire ses propres réponses. J’ai bien conscience que ce n’est pas toujours confortable pour mes interlocuteurs. On en discute, on confronte…et on repart chacun avec des questions….Je suis convaincue que c’est du temps investi et que ces questionnements accompagnement à la reflexivité et à l’amélioration des pratiques.
Alors oui, Je ne sais pas toujours et je crois que c’est peut-être une bonne chose.
Parce que ne pas savoir, ce n’est pas nécessairement manquer de connaissances. C’est parfois accepter de ne pas refermer trop vite une question.
C’est laisser une place à l’observation, au doute, à la rencontre et à ce que la situation peut encore nous apprendre.
Après toutes ces années, je crois que je cherche encore et toujours à comprendre.

